La nutrition de l’effort avec PUNCH POWER

Pratiquant le triathlon, je suis amené lors de mes préparations à effectuer des sorties vélo, ou running assez longues. Si la nutrition avant effort n’a pas été un long fleuve tranquille puisqu’il m’aura fallu beaucoup de temps pour comprendre les rouages de l’alimentation et un certains nombre de maux de ventre; j’ai enfin trouvé un certain équilibre aujourd’hui. Si l’alimentation pré effort est « sous contrôle », je suis aujourd’hui à la recherche d’une alimentation de l’effort performante et saine.

Privilégiant un équilibre alimentaire sain au quotidien, il m’est impensable de manger n’importe quoi pendant l’effort. Mon objectif étant de maintenir ma ligne de conduite « un esprit sain dans un corps sain ». Bon après, je suis comme tout le monde, j’ai aussi mes moments de plaisir et ne me prive pas.

Jeudi dernier, j’ai eu la chance de rencontrer au salon du running à Paris, une marque de nutrition alliant performance et naturel: Punch Power.

Punch Power est une marque française de la nutrition sportive, avec des produits naturels, basée sur la consommation d’aliments crus, non cuits ou encore bruts certifiés bio dont la cuisson n’excède pas 47.8°C. L’avantage de ce mode d’alimentation permet à cs aliments de rester digestes, et plein d’énergie.

Lors de ce salon, j’ai même fabriqué ces barres avec leurs équipes de fabrication. Une équipe originaire d’un atelier du Sud Ouest que Punch Power a sélectionné pour confectionner ses barres. Pas d’usine mais plusieurs ateliers de passionnés. Des passionnés de sport, pas forcément; mais en tout cas, des passionnés par leur travail et à la qualité rendue du produit.

Un agréable moment passé sur l’atelier à comprendre leur quotidien, apprendre les gestes et ressentir l’amour profond de leur travail dans cet atelier.

Et ce petit détail a été, pour moi, déterminant. Une fabrication artisanale dans un atelier du sud Ouest de la France, bien loin des usines de production.

Punch Power propose également une gamme assez large (barres, gels, malto,…) avec plusieurs parfums. Il y en a pour tout le monde.

Quelques jours après le salon, j’ai décidé de tester les « raw bar ». Barres 100% naturelles, bio et végétariennes, sans gluten, sans produits laitiers et sans sucres ajoutés. Des barres qu’on se le dise: healthy !! Pas sure de faire mieux si ??

Je suis donc parti avec mes 2 raw bar au goût Noisette/cacao (il existe aussi citron/amande) pour ma sortie vélo. Une sortie de 75km qui nécessite de reprendre des forces en cours de sortie.

Petites bouchées par petites bouchées, je n’ai pas eu de sensation de faim sur le parcours, et les ai trouvées très digestes. En plus d’avoir bon goût.

Personnellement, ces « raw bar » sont adoptées. J’ai trouvé ce qu’il me faut pour mes entrainements et compétitions. Des barres saines, digestes et énergétiques.

En plus de les avoir adoptées, Punch Power a démontré aux plus grands tout le bienfait de leurs produits (en l’occurence Charlotte Morel (triathlète aguerrie et abonnée aux podiums), et Steven Le Hyaric (aventurier cycliste qui rejoint le Sénégal de Paris en 20j sur son vélo) .

En compagnie de Charlotte Morel

Alors, si tu veux performer comme ces champions ou tout simplement inscrire Punch Power dans ton programme alimentaire pour une alimentation saine, comme tout bon sportif qui se respecte, je t’invite à visiter leur site internet: www.punch-power.com/fr


Mes bobos de sportif

Le sportif, quelque soi son niveau, n’est jamais à l’abri d’une blessure. Qui n’a jamais eu de claquages, entorses, fractures de fatigue, tendinites ?? Personnellement, j’ai eu les 4. Et, je n’en suis pas fier.

Si certaines ont été rapides à soigner, d’autres ont été plus contraignantes et traumatisantes. En l’occurrence,  la fracture de fatigue, la tendinite du Fascia Lata (TFL) et dernièrement l’hernie discale.

D’où l’envie de partager ce que j’ai vécu et ressenti. (Attention toutefois, ce que je vais partager ne remplace en rien un avis médical.)

 Fracture de fatigue (2008):

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Photo internet, similaire aux miennes

Après plusieurs années de footing en solitaire, je me décide de rejoindre un club d’athlétisme. A raison de deux séances d’entrainement club par semaine, en plus des extra club, je vais apprendre les techniques de course et découvrir un nouveau jargon (acide lactique, aérobie, fractionné, VMA, FC,…).

L’entrainement passera par des séances de fractionné sur piste, des sorties « longues » et des courses de 10km en compétition. En plus, de mon quotidien d’étudiant, et la préparation de mon diplôme d’Educateur Physique et Sportif chez les Sapeur-Pompiers. Puis, cerise sur le gâteau, je prendrais le départ de mon tout premier semi-marathon: Marseille-Cassis. Une belle année sportive 2008 en perspective !!

Au fur et à mesure de mes entraînements, et lors de l’échauffement, je ressentais des douleurs au niveau des tibias. Mais, l’échauffement terminé, cette douleur disparaissant. Ce qui ne m’empêchait donc pas de suivre ma séance. Et, découvrant encore le milieu du sport, je n’étais pas alerte sur les douleurs que l’on pouvait ressentir. Du moins, je ne faisais pas de rapprochement.

En une fin d’après-midi, je participe à une course de 10km à Lyon. Je m’échauffe et ressens de nouveaux ces douleurs. Sauf, que ce jour-ci, elles étaient plus vives et plus longues à s’atténuer. Mais, en short avec mon dossard sur le torse, je me suis décidé à prendre le départ. Durant la course, les douleurs se faisaient ressentir uniquement lors des relances sans en être handicapantes. C’est, en revanche à la fin de cette course, lorsque je me suis arrêté que la douleur a été très douloureuse. A ce moment-ci, j’avais l’impression que l’on m’avait scié les jambes au niveau des tibias. Impossible de prendre appui.

Après quelques jours de repos, et la douleur atténuée, je décide de retourner au club d’athlétisme m’entraîner. 1/2 tour de piste d’échauffement plus tard, je ressens les mêmes douleurs que lors de ma course précédente. J’interromps donc mon échauffement et vais en faire part au coach.

Je me souviens très bien de la scène. Et il y a aujourd’hui 10 ans de cela. Nous courrions le long du stade de football sur la piste, je m’assoies sur la pelouse entre les bancs de touche, et informe le coach de ma blessure et cette sensation de jambes sciées.

Après un RDV chez un Médecin du sport, spécialisé dans la course à pieds, et une scintigraphie (cette imagerie médicale où l’on t’injecte un produit « radioactif » dans le sang); l’appel est irrévocable: Fractures de fatigue.

GAME OVER !! (Fracture au pluriel car mes 2 tibias sont atteints. Et d’une symétrie remarquable !! ). 

Cette période m’a marquée car c’était ma première grosse blessure sportive. La blessure qui t’écarte plusieurs semaines de la piste. Et qui aurait probablement pu être évitée si je m’étais arrêté au bon moment. Ce qui reviens à dire: Ecoute ton corps JB.

ps: Cette blessure n’aura pas eu d’incidence sur mon semi-marathon et la préparation à mon diplôme.

Tendinite du Fascia Lata (2016) 

Qui dit nouvelle année, dit nouveau challenge sportif. Et 2015 était l’année du marathon: Mon premier marathon. Après des mois de préparation, et être allé au bout de ces 42,2km, ma récupération a été à l’image de ces 12 derniers km. Compliquée !! En effet, après des semaines de récupération, ma reprise de course à pieds a été progressive et douloureuse.

De plus, 2016 est l’année où je débute le triathlon et rentre pour la première fois dans un club de triathlon. Et qui dit club, dit exigences, entraînements réguliers. Alors forcément, le challenge de 2016 ne pouvait être qu’autre qu’un triathlon (sur distance Half Ironman tant qu’à faire).

Nous sommes le 5/01/2016, et je remonte mes douleurs au genou droit à un médecin du sport. Ce dernier me prescrit du renforcement et de la rééducation pour un syndrome rotulien associé à un essui-glace avec bursite. Vous avez compris ?? En d’autres termes, TFL avec inflammation.

Après de multiples séances de kiné, et des semaines qui passent sans entrainement, la douleur est moindre mais l’inflammation résiste. Le médecin me prescrit de nouveau du renforcement et de la rééducation puis m’autorise à nager et à faire du vélo. Un moindre mal pour quelqu’un qui doit se lancer dans 3-4 mois sur son premier triathlon.

En parallèle de mes séances,  je me fais prescrire des semelles orthopédiques, et effectue une étude posturale sur mon vélo. L’objectif étant de me mettre dans les meilleures conditions pour la reprise.

Nous sommes en avril 2016, mes entraînements se limitent à l’apprentissage de la technique de natation avec le club et des séances de vélo avec les copains hors club. Puis, le médecin décide de monter d’un cran la rééducation. Si l’infiltration a été évoquée, ce dernier se le refuse tant que tout n’aura pas été essayé. C’est ainsi que je découvre les ondes de choc.

Les séances sont un véritable supplice. Le marteau piqueur dans le genou m’est insupportable. Au point, que je ressortais du kiné avec des hématomes au genou. Mais d’un point de vue efficacité, je ressentais vraiment les bienfaits de ces séances. Après 10 séances d’ondes de choc, mes douleurs ont disparu et le médecin me donne son feu vert pour participer à ce premier triathlon. En même temps, je devais tellement le saouler qu’il a dû lâcher !! Seul deal, à la moindre douleur, j’abandonne.

Nous sommes mi-mai, et je suis au départ de ce premier triathlon. Malheureusement, ce dernier est annulé le jour même pour cause de mauvaises conditions météorologiques. Un mal pour un bien.

Début juin, je m’élance sur mon 1er triathlon (j’en ai trouvé un de remplacement). Et ai bien souffert sur la course à pieds. Faute d’entraînements. La récupération est également difficile car je revenais à peine de blessure et mon corps a été fortement sollicité. Le genou n’a pas aimé et me l’a bien fait comprendre. Le fait d’avoir participé à cette course a renflammé mon tendon.

C’est alors que début juillet, je rentre à la clinique Drouot pour une infiltration du genou droit. L’infiltration sera suivie de 48h de repos total.

L’infiltration m’a été extrêmement bénéfique car m’a permis de reprendre la course à pieds sans douleurs. Et à aujourd’hui, avec des semelles renouvelées chaque année, je n’ai jamais ressenti la moindre douleur au genou.

Hernie discale (2018) 

IMG_2979.jpgAlors là, il y a matière à écrire. Et tout n’est pas fini à l’heure où je rédige l’article.

Tout a commencé en juin, je pense, sur mon triathlon « ventouxman » où durant l’ascension du Mont Ventoux, j’ai ressenti une douleur aux lombaires. Mais, cette douleur s’est immédiatement estompée et ne l’ai plus ressentie après.

Quelques semaines après mon triathlon, je décide d’aller chez un ostéopathe afin de me remettre en place et prendre en considération mes douleurs lombaires. Après quelques « cracs », me revoilà sur le vélo 48h sur le vélo pour une sortie avec mes amis. Puis, deux jours suivant cette sortie, et au réveil, je ressens une douleur vive dans le creux du genou. Au niveau du poplité.  Par le passé, j’ai déjà eu des tendinites à cet endroit. Alors, je laisse passer et me soigne seul (poche de froid, huiles essentielles,…).  Soigner est un grand mot car plus le temps passait, plus la douleur était importante.

Je consulte donc fin juin un médecin du sport qui me diagnostique une tendinite. Sans contre indication à la pratique de vélo, le médecin me prescrit des massages chez un kinésithérapeute.  Quelques jours avant mon épreuve « l’étape du tour » et après des massages du kiné, la situation reste la même. A la différence que mon kiné doute fortement sur la tendinite et me conseille de revoir mon médecin pour une échographie.

Les jours suivants l’étape du tour, je reconsulte donc le médecin. Et vais passer une échographie fin juillet.  Verdict:  » Rien ne justifiant une telle douleur ». Je le traduis par « Soit tu fais un caprice, soit tu as quelque chose mais je ne sais pas ».  Je retourne donc au médecin pour lecture et recherche sur l’origine de cette douleur. Puis, dans la discussion, je dis: « En m’inclinant en arrière, je ressens comme une décharge électrique ». Le verdict est sans appel: hernie discale. Diagnostic confirmé par l’IRM quelques jours plus tard.

Me voilà donc sous anti-inflammatoires, décontractant musculaire et morphine quelques semaines. 3 semaines après la prise des médicaments, et une visite chez un chiropracteur, je ne ressens plus de douleur. Je suis soigné !! Enfin, je le croyais. Me voilà en route chez des amis pour le pont du 15 août.

Mais voilà, au retour de ce weekend prolongé, la douleur est là et multipliée par 1000. Je ne peux pas marcher normalement et reconsulte en urgence mon chiropracteur. Je suis en pleine crise, et il ne pourra que me soulager ponctuellement. Au point où le lendemain, je suis à quatre pattes, dans l’incapacité de me déplacer debout.

IMG_2980 (1).JPGRetour chez le médecin et direction la clinique Drouot le 24/08/18 pour une infiltration lombaire sous radiographie. Le pire moment. L’intervention ne dure que 30 minutes mais ce temps aura été suffisant pour un malaise. Le genre de malaise où tu as tellement mal que tu te sens partir. Et, en luttant contre moi-même, je disais stop au chirurgien. « STOP, j’ai mal. On arrête ». Et sa réponse sur un ton calme et posé: « Je suis à la moitié de l’injection, je vais devoir poursuivre ». C’est ensuite, à grand coup de jets d’alcool au visage, que je me réveillerai quelques minutes plus tard.

Mis en observation, le temps de reprendre mes esprits, me voilà donc 48h alité. Interdiction formelle de me déplacer. Les films et séries défilent pendant 48h puis mes vacances débutent. 3 semaines de vacances entre mon lit et le salon. De jour en jour, je pouvais observer mon évolution: de 4 pattes à sur 2 pattes mais penché marchant 20m puis 30 un peu plus redressé …. jusqu’à atteindre le graal 2 semaines plus tard. Dans la nuit du 4 au 5 septembre, je sens mon nerf sauté. Le temps de dire Yes pour ensuite paniquer. Je ne ressens plus mon pied droit. Il est engourdi !!!

Si cela n’a duré qu’une poignée de secondes, cela m’a été interminable. Le pied n’est plus engourdi mais je n’ai plus les mêmes sensations au toucher. Je suis devenu extra sensible au toucher, je ne supporte plus les chaussettes et mon pied me parait gonflé. Un calvaire commence. Je prends donc, en urgence, RDV chez un médecin et son appel est irrévocable: il faut consulter un neuro-chirurgien. A ce moment là, je suis perdu, impuissant.

Je prends alors RDV chez un neuro chirurgien mais le RDV est programmé dans une dizaine de jours malgré le fait que mon cas soit considéré comme une urgence.

Dans l’attente, je suis le traitement du médecin. Certes, j’ai encore des douleurs au niveau de la jambe (l’infiltration n’a pas encore tout soigné) mais la préoccupation du moment est portée sur mon pied. Et, il va mieux grâce au traitement médical. Le temps de retrouver des sensations « normales » est long. Je ne les ai d’ailleurs pas retrouvées aujourd’hui. Mon pied s’améliorant et ne souhaitant pas une opération, j’annule mon RDV chez le neuro chirurgien et m’accorde une seconde chance.

Décidé à ne plus me retrancher dans le négatif, je décide un bon matin, de chausser mes baskets et aller marcher. Si depuis 2 semaines, je ne dépassais pas 300m, faute de douleur, là je m’étais défini un parcours et je le finirai. Quand la tête va, tout va !! J’aurais fait 3km (avec des douleurs certes) mais je les ai fait et refais plusieurs jours après. Et comme un symbole, je positivais. Mentalement, j’ai fait bien plus que 3km.

Fin des vacances, et retour au travail. Période assez difficile car peur de rechuter, difficulté à marcher, je me sens comme un maillon faible. C’est alors que je multiplie les séances de kinésithérapie (étirements, massages, ..) et décide de porter une ceinture lombaire pour limiter les contraintes.

Les semaines passent, et l’état s’améliore. Les douleurs ressenties sont aujourd’hui musculaires. La reprise de vélo est progressive et les sensations au pied restent supportables. C’est assez étrange.

Aujourd’hui, je ne suis pas soigné. Il y a des hauts, avec des jours où je marche sans douleur, monte sur le vélo avec le sourire; comme des jours où j’ai mal, je rechute et recommence à 0. Je pense être à une étape où il faut stabiliser tout cela. Ecouter son corps !!

Bien que je ne puisse pas parler au passé de cette blessure, celle-ci restera la plus traumatisante mais à la fois la plus formatrice. Apprendre à connaître son corps et à l’écouter. Comme si mon corps m’envoyait un message.

J’ai toujours été un peu bourrin, à vouloir toujours plus. Et si mon corps me faisait comprendre par cette blessure, que continuer ainsi, c’est aller dans le mur.

A moi, de trouver la clé donc …. ma clé.

A suivre….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour sur ma 1ère étape du tour 2018

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Dimanche matin, après une nuit sur Annecy, me voilà dans le sas de départ de cette cyclosportive où l’objectif sera de rejoindre Annecy au Grand Bornand soit 158,5km et 5 cols à gravir dont 1 Hors Catégorie (HC) et 3 catégories 1

D’Annecy au col de la croix Fry (cat 1):

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Le départ est lancé et un énorme peloton se forme.

Nous sommes des centaines de cyclistes à rouler roue dans la roue. L’allure est importante sur cette première partie où nous faisons le tour du lac  d’Annecy. Puis, arrive la première petite montée (petite par rapport à ce qui nous attend), et le peloton explose. Chacun pour soi maintenant. Il n’y aura plus de place à l’économie.

Un 1er arrêt au ravito pour faire le plein et c’est parti pour la 1ère difficulté de la journée. L’ascension du col de la Croix Fry. Lors de cette ascension très régulière, je n’ai pas ressenti de réelle difficulté. L’ambiance est magnifique avec les nombreux riverains en masse pour nous encourager.

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Nous sommes vraiment en plaine ambiance « Tour de France ».

Du col de la croix Fry (cat 1) au plateau des glières (HC):

Après cette première ascension, place à la descente. Je suis en mode économie car le gros va arriver dans quelques kilomètres.

Au pied du col des plateaux des Glières, nous passons d’une route assez large à une route de montagne très étroite. Les motos ont du mal à se faufiler et le dénivelé grimpe aussitôt. Cette ascension va être longue et difficile.

Plus nous avançons, plus il est difficile de se frayer un chemin. Je n’ai jamais vu autant de cyclistes poser le pied à terre. A droite, nous avions les marcheurs à vélo, au centre les cyclistes roue dans la roue et à gauche, les motos de l’organisation qui essaient de se frayer un passage. Je garde un excellent souvenir de cette ascension même si difficile et s’il fallait être extrêmement vigilant de par le nombre de cyclistes sur une si petite route.

Puis, au sommet, je passe l’arche « Sommet HC », et poursuis le reste de l’ascension sur une partie en terre battue pendant quelques kilomètres.

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Du du plateau des glières (HC) au Grand Bornand (cat 1):

Le plateau des Glières, place à la descente et à une longue période de plat. Où comme tout le monde, nous sommes à l’économie maximum. L’étape se termine par 2 cols cat 1. Nous roulons alors tous en peloton jusqu’au pied du 1er col.

Ces deux dernières ascensions ont été les plus dures pour moi. Enchaîner 2 cols coup sur coup m’ont fatigué psychologiquement (plus que physiquement). Le genre de fatigue où tu n’as pas l’impression d’avancer.  Si je n’ai plus trop de souvenir sur l’ascension du col de Romme (cat1), j’en ai en revanche plus sur le Grand Bornand. Ce col que l’on voit de loin et ses grandes lignes droites en plein vent de face me marquent encore. Quel souvenir !!

Puis, une fois ce dernier col franchi, place à la descente pour rejoindre le village et franchir la ligne d’arrivée. Les jeux sont faits, seule la vigilance doit être au RDV.

Je suis FINISHER de l’étape du tour 2018…

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Retour sur le Ventouxman (L)

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Il y a deux ans, je devais m’élancer sur cette édition. Mais à cause de mauvaises conditions météo, le triathlon avait été annulé le jour J. Alors, c’est en guise de revanche que je m’élance sur édition 2018.

SWIM

sportograf-125315046.jpgLes vélos déposés la veille, nous avions accès au parc à vélos pour les derniers réglages. Puis, après quelques minutes dans le parc, nous sommes invités à rejoindre la zone de départ. Le départ est donné dans l’eau. Une première pour moi, que je salue car le fait d’être tous à l’eau va limiter la bagarre. Enfin, c’est ce que je pensais !!

La corne de brune retentit et c’est parti pour cette édition 2018. Nous nageons en direction de la 1ère bouée tous regroupés.

Dès les premiers coups de bras, je sens de l’eau dans mon masque. Hantise !! Je prends l’eau. Ce que je redoute à chaque départ. A ce moment-ci, je sens que la natation va être un véritable calvaire. Et en effet, à chaque coup de bras, je suis obligé de m’arrêter, me mettre sur le dos, vider mon masque. J’ai pesté, vraiment pesté !! Ce que j’ai reproduit pendant 1km500. Allez expliquer !! Ce n’est que dans les 500 derniers mètres que mon masque ne fuyait plus. Trop tard !!

 

BIKE

sportograf-125312223Après une natation en 45′ et une transition en 2′, je grimpe sur le vélo. Et confirmation du triathlon de la Ciotat, je ne suis pas malade (pas de maux de ventre). Je me dis que tout est encore possible.

Avant de retrouver la route principale, nous avons 2-3km de chemin goudronné. Et confirmation, je suis bien.

Avant de rejoindre le pied du Ventoux, nous avons 65km de route à parcours. Je roule, et roule sur mes prolongateurs. Puis, je chante. Je suis dans ma bulle: la bulle du bonheur absolu. Vitesse moyenne de 30km/h. 

Au pied du Ventoux, à Bédoin, je m’arrête au ravitaillement pour faire le plein des bidons. Impensable pour moi de grimper le mythique à vide.

C’est parti pour 22km d’ascension.sportograf-125312939

Sur cette ascension, que dire !! Il fait chaud et c’est raide. lol

Je m’accroche et vise uniquement le châlet Reynard dans un premier temps. Je sais qu’après le chalet, le dénivelé sera moins important et que seul le mental fera la différence.

Pour le moment, les jambes sont là et j’alterne entre ma selle et la danseuse. Je garde le rythme.

Le chalet Reynard est là, je retrouve mon ami Thomas, et continue sur ma lancée. Je ne m’arrête pas au ravitaillement par peur de casser ma dynamique. Je continue donc et regarde ce sommet pointer le bout de son nez malgré le brouillard. Nous sommes à 1900m, il fait frais, et sommes à découvert. Contrairement à la première partie, où nous sommes dans les bois, je me sentais abrité du vent et avais le sentiment d’avancer. Là, dans les cailloux, j’ai la nette impression de faire du surplace. Cette antenne est toujours aussi loin !! Pour moi, cette seconde partie était la plus dure. Psychologiquement parlant. Physiquement, la difficulté reste la même.

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A 1km du sommet, et avec cette même sensation de ne pas arriver au bout du sommet, j’en profite pour mettre mes manchettes. La descente va être fraîche. Et puis, je m’occupe l’esprit sur ce dernier km.

Arrivé au sommet, me voilà satisfait. L’ascension du Ventoux est faite: une bonne chose !!

Place maintenant à la descente. Lors de cette descente, le vent souffle. Il faut redoubler de vigilance. Redoubler car je je ne suis pas bon descendeur et un grand spécialiste des chutes en mode tout schuss !!

Alors sur ces 5km de descente, je ne pédale pas et essaye de m’étirer sur le vélo. Il va falloir être souple et avoir les jambes pour enchaîner le trail de 20km.

RUN

 

Me voilà au parc à vélos, changement de chaussures et c’est parti !! Étrangement, je me sens encore bien. Comme poussé !! Sur la course à pieds, il y a une partie en chemin et une seconde sur bitume. La partie en chemin était pour moi difficile à cause de mes chaussures. Elles n’étaient pas cramponnées et je glissais vraiment. Les conditions sont proches du cross (boue, cailloux,…). Et puis, faut l’avouer, j’ai oublié mes chaussures en venant (#idiot). La partie bitume était pour moi parfaite pour relancer et rattraper le temps perdu. sportograf-125307997.jpg

Après un tour, puis deux, je me lance sur le troisième tour. Normalement, le plus dur mentalement.

Je suis toujours aussi bien et reste dans ma bulle jusqu’au dernier tour. Où, j’accélère même sur les derniers km. Quel plaisir !!

D’ailleurs sur ces 4 tours de 5km, mon temps a été le même à quelques secondes près.  Réglé comme une horloge !! 

Mes 4 chouchous autour du bras, dernier sprint jusqu’à l’arrivée. Job is completed, I am finisher !!

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Post course: Sur ce triathlon, j’ai pris du plaisir (hormis la natation mais c’est oublié). Une première !! Ce ventouxman restera une référence. Vraiment !! J’étais dans ma bulle, je chantais sur le vélo. Puis, pour la 1ère fois, mes parents étaient là m’encourager. Tout un symbole !!

Retour sur le triathlon de la Ciotat (L) 2018: Islandman

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Après quelques turbulences pour rejoindre la Ciotat à cause des grèves SNCF (correspondance par train annulée, puis TGV retardé) et une incertitude sur ma participation  qui me rongeait samedime voilà enfin dossard en mains et fin prêt pour ce 1er  triathlon  de l’année (half iron).

D’autant que le soleil est au RDV, la journée s’annonce magique…

SWIM

Il est 8h30, le parc à vélos ferme et les triathlètes sont invités à se réunir sur la plage pour le debrief de course et le top départ. Je pique 2-3 têtes sous l’eau pour tester l’étanchéité de mon masque (mon plus gros stress en natation…. enfin non !! Un parmi plusieurs) puis me positionne en fin de groupe pour le top départ. Oui, oui, en fin de groupe, je suis pas d’humeur à me battre sous l’eau. Alors je laisse les pros devant, et je partirai derrière. Au moins, j’ai des repères pour m’orienter. Puis, mes plus sensations en natation avait eu lieu lors de l’Ironman Nice avec le rolling start; alors je souhaite retourver ces mêmes sensations.

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Photographe: Alain Leblanc

La cloche retentit, et c’est parti. Je suis la troupe dans l’eau et me retrouve assez rapidement dans le pack. Il faudra faire une boucle de 3000m.

Moi qui n’avait pas nagé une telle distance depuis l’Ironman de Nice (il y a 11 mois déjà), je retrouve rapidement mes repères.

Après quelques coups de bras, je me retrouve dans le pack. C’est parti …… pour une heure !!

BIKE

Après une natation en 1h et une transition en 3′, je grimpe sur le vélo. Et grande première, je ne suis pas malade (pas de maux de ventre). On va pas pouvoir profiter lors de ces 80km. A peine partie, et le village de la Ciotat traversé, la première difficulté est là. Un col de 10km !! Alors petit plateau et on essaye de mouliner. Les jambes sont encore froides (je nage sans palmer pour m’économiser).

L’ascension se passe plutôt bien. Le cardio monte et les jambes commencent à bien chauffer. Je suis dedans.

image1-1.pngKm 10 environ, j’arrive sur un plateau. Il est temps de me poser sur les prolongateurs et d’appuyer un peu. Tout en m’économisant car il reste encore 2 ascensions.

Km30, arrive la première descente. J’en profite pour gagner du temps. La descente n’est pas technique et s’apparente plutôt à un faux plat descendant. Il faut quand même pédaler. Mais j’avance bien.

Puis, en pleine descente, des marquages au sol « DANGER » et hop !! On quitte la route pour prendre un petit chemin et à peine la route principale quittée, nous sommes face à un mur. Le changement de vitesse est radical; de rythme aussi. On ne se laisse plus porter par la descente, on se met en danseuse et on force pour avancer. L’ascension va être longue de 5km avec des moments de relâche.

Km55, la côte la plus raide passée et après un shooting (bien placé le photographe !!), me revoilà sur un petit plateau (vent de face. grrrr!!) Je me remets sur les prolongateurs et me prépare à la dernière ascension.

Km60, les ascensions sont terminées, et pourtant je vais avoir mon coup de mou dans les 15 derniers km. Le plateau est un faux plat où il ne faut que relancer. Je commence à fatiguer et à me dire si j’ai bien fait d’appuyer sur le vélo jusq’ici (27km/h de moyenne).

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Km65, place à la descente jusqu’à la plage. Nous redescendons notre 1er col. La route reste sinueuse et avec mes antécédents de cascadeur, je reste très prudent. Je ne gagnerai pas du temps là !!

 

RUN

Après 80km de vélo avec 1100m de D+ et une vitesse moyenne de 27km/h, me revoilà dans le parc à vélos. Changement de chaussures et c’est parti pour 4 boucles de 5km sous le soleil.

Tour 1: Je suis plutôt à une bonne allure et me surprends même (5’00). Tellement surpris que tu attends la chute. Et il n’aura pas fallu longtemps. Au tour 2, l’allure baisse. Je m’accroche alors à un collègue pour me booster. Je ne ferai qu’un demi tour avec lui. Je suis donc en roue libre sur ce second tour et appréhende déjà le 3ème. Généralement, le plus dur psychologiquement. Plus le temps passe, et plus l’allure baisse. Je fatigue !! Le 3ème tour passé, alors que le dernier aurait dû être plus simple, je me sens vidé. Je décide de marcher jusqu’au ravitaillement (bien 2km). Impossible de me relancer, j’ai soif. Je n’en peux plus… et pourtant je marche !! Arrivé au ravitaillement, je me pose sous le jet d’eau, prends 2 verres, 3 bananes, des biscuits secs, et je m’assoies sur une jardinière. Alors qu’il me reste 3km, je craque !!

Quelques triathlètes me demandent si je vais bien et m’encouragent. Après quelques minutes OFF, probablement 5′ (peut être plus), je reprends mes esprits et me sens prêt à repartir. C’est reparti et je cours jusqu’à la ligne d’arrivée.

Je suis IslandMAN

Post course: Sur ce triathlon, j’aurai appris l’importance de bien s’hydrater (j’ai peut être été un peu léger sur les ravitaillements). Ce triathlon, qui n’était pas prévu à l’origine (décidé dans les dernières 72h) aura été un bon test pour le Ventouxman. Et une belle expérience à vivre entre potes.

L’ Ironman_ et maintenant

Depuis l’Ironman de Nice, 4 mois se sont écoulés. Et durant cette période, j’ai traversé plusieurs phases. De l’émotion, de la fatigue, et du plaisir. Une traversée qui méritait bien un petit article pour partager cette expérience.

Août (Mois +1) : Comme sur un nuage.

Les semaines suivant l’Ironman, je n’ai pas connu la fatigue. L’émotion et la fierté étaient bien au dessus et cela m’a permis de passer une semaine magnifique.

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Je suis fier de ma médaille, je me remémore les grands moments de la course, et surtout je repense au chemin parcouru de ces 6 mois de préparation où il n’y avait pas une minute sans que le mot Ironman ne soit pensé. Puis, sur cette semaine, tu relis les nombreux messages de tes supporters, proches et famille. Et là, tu repenses à te réinscrire et regarde les prochains Ironman.

Puis, le temps passe, et je rentre dans une nouvelle phase. Je suis physiquement bien,  je reprends le vélo et la course à pieds et le triathlon. Le col du Grand Colombier, le Ventoux,… et pourtant, je ne supporte pas la fatigue et être dans le dur. Dès que je me sens en souffrance, je râle. Il était, je pense, temps de se poser un peu

Septembre (Mois +2): Vacances

cropped-img_38261.jpgMon pic de forme est dorénavant derrière mois, et je suis fatigué mentalement.

Je n’ai plus de motivation à aller courir, et faire du vélo. Il est grand temps de partir en vacances et se ressourcer au Soleil.

Direction la Grèce et l’île Santorin avec ma Sara. Farniente et chilling seront les maîtres mots.

 

Octobre (Mois +3): No plan, du plaisir

Les vacances sont terminées, et je reviens les batteries rechargées.

Sur le mois d’octobre, je reprends donc l’entrainement. Sans programme et au feeling uniquement. D’ailleurs, pour me motiver davantage, je cours avec des communautés running dans Paris. Puis, au fil des semaines et au rythme de mes quelques sorties, l’envie de participer à une course à pieds grandit. Et je décide de m’inscrire à la SaintéLyon (72km). IMG_3552 (1).JPG

L’inscription en poche, me revoilà reparti sur un rythme d’entraînements plus soutenu. Et en tout débutant, intensité et courte durée, le corps m’a dit stop et c’est la blessure. Donc Forfait à la saintélyon.

Novembre (Mois +4): Doucement et sûrement

Aujourd’hui, je continue mes sorties plaisir et me projette sur 2018. Pas d’Ironman, mais des triathlons, un marathon et un ultratrail. Une année sous le signe du plaisir et du non programme. L’Ironman a été une aventure magnifique (sportivement et humainement). Biensûre, je pense à l’association « Les petits princes » où soutenir cette association a donné du sens à mon rêve et l’a enjolivée.

Et personnellement, j’ai déjà hâte d’y être ……

 

 

 

L’électrostimulation active comme entraînement

Action sport – une nouvelle manière de s’entraîner

La semaine dernière, je suis allé tester un nouveau concept. Une salle de sport connectée où la base de l’entraînement est l’électrostimulation active. La séance dure 20 minutes et aurait les mêmes effets qu’une séance de 4h. Alors ça valait bien le coup d’essayer….

L’habillement. 

J’enfile une combinaison type pyjama puis un harnais. Ce harnais, qui englobe le corps, va être maintenu par des sangles où se trouvent les électrodes. Chacune de ces sangles va être positionnée par le coach afin que la séance soit efficace.AM-programme-stimulation

Rien à voir avec le compex !!
En tenue de combat et branché à l’appareil, je me retrouve en tête à tête avec le coach. L’objectif de la séance sera le renforcement.

Le corps de séance

Ici, on ne travaille pas avec des charges. Juste avec son poids de corps. Et la séance va porter sur des exercices de squats, fentes et gainage.

Pour cela, je vais suivre le rythme de la machine car celle-ci me préviendra de la décharge électrique. Et à ce moment précis, je devrais être en mode contraction.images Le coach, quant à lui, s’assurera des bons gestes et réglera l’intensité des décharges.

Habitué de l’électrostimulation au repos, pour me soigner ou récupérer, les premières décharges en contraction sont surprenantes. Il faut penser à bien souffler.

La récupération 

Après 20 minutes de travail, je suis en nage. je ne pensais pas autant transpiré sur une séance si courte et peu intensive physiquement. Surprise !! Puis, après 10′ de récupération, je ressentais aussi l’effet de bien être. Merci l’endorphine.

Pour ce qui sont des courbatures, je ne pouvais plus marcher et descendre des escaliers 48h après la séance. De bonnes grosses courbatures comme si je remettais au sport. Et pourtant, je ne suis pas des plus inactifs.

Je reste donc dubitatif sur le bienfait de cette séance. Certes mes muscles ont bien travaillé, mais je ne pense pas qu’une telle séance soit complémentaire à un programme d’entraînement. Bien que communiqué. Les 2 jours de courbatures ne m’ont pas permis de poursuivre mon entraînement et c’est dommage.

En revanche, ces séances peuvent, je pense, parfaitement s’intégrer à un programme de maintien de sa conditions physique entre des séances cardio.

Des avantages donc (pas de traumatisme, séance coachée et suivie, pas de matériel à acheter, les bienfaits de l’électrostimulation ), et une belle expérience. Même si je n’ai pas d’avis tranché sur cette séance.

Et vous, l’avez vous testé? Qu’en avez-vous pensé?

Le meilleur avis sera le vôtre. N’hésitez pas à aller tenter l’expérience. La première séance d’essai est gratuite en plus. http://action-sport.fr/

 

 

L’alimentation, clé de ma réussite

Aujourd’hui, nous vivons dans une société Vegan, Végétalienne, Végétarienne, bio… Autant de mots que d’habitudes alimentaires, et qui prennent une place de plus en plus importante dans notre société. Et moi dans tout çà, qui suis-je?

Franchement, je ne pourrai vous dire où je me situe. Mais de ce qui est sûre, mon alimentation a fortement contribué à mes performances sportives et bien être.

AVANT d’avoir changé certaines de mes habitudes alimentaires, je me blessais souvent. Trop à mon goût et le diagnostic était toujours le même: TENDINITES. Je ne le comprenais. Je mangeais équilibré, j’étais plutôt bien équipé (bonnes chaussures, semelles orthopédiques,…) et je ne cochais pas la case sur-entrainement. Bizarre !! Je n’ai vraiment pas de chance.

Puis un jour, BONK club a organisé un colloque sur l’alimentation au KM0 avec un sportif de haut niveau et un médecin nutritionniste (CR de ce colloque dans un article disponible sur mon blog). J’apprends les bonnes habitudes à tenir, note quelques conseils puis échange avec ce médecin sur sa présentation. Et au fil de la discussion, lui fais part de mes tendinites à répétition. Verdict: je mange trop de sucre (en l’occurrence la confiture le matin). Créant de l’acidité dans mon corps et donc fragilisant mes tendons.

Dans un souhait de préparation IM où les entraînements sont nombreux, et ne souhaitant pas me blesser lors de cette phase, j’ai donc décidé de faire attention à mon alimentation. Et réduire le sucre. Fini le pot de confiture qui dure 7-10 jours.

Me voilà donc dans le vif du sujet. PENDANT ma préparation, j’ai donc opté par un changement de mes habitudes alimentaires. Ces habitudes passent par un bon petit déjeuner complet. Fini le PTDJ sur le pouce avant de courir derrière le train. Je me pose vraiment.

Pour cela, mon PTDJ type pendant 7 mois a été le suivant:

IMG_39481 verre de jus d’orange (pas forcément frais) / 1 avocat / 1 tranche de jambon sur pain complet et porridge à base de lait d’épeautre (Fin du lait de vache)

Un PTDJ de champion non ? Et je vous garantis qu’à 10h, vous n’avez pas faim.

S’en suit le déjeuner où je privilégie les fruits et légumes.

Entrée à base de féculents (pommes de terre, pâtes), des légumes en plat chaud avec de la viande blanche ou poisson, puis une salade de fruits en dessert.

Généralement à 16h avant d’entreprendre mon sport quotidien, je prends un en-cas (noix de cajoux ou abricots secs).

Puis, au sortir de ma séance de sport, place au dîner. Un dîner, assez simple (j’ai peu de talent culinaire pour ne pas dire pas du tout) autour de légumes cuits vapeur et de la viande. Ou bien des salades composées quand la météo s’y prête.

Rien de bien sorcier donc, seulement une habitude à changer et à prendre. Résultat: plus de 15h de sport heddo et aucune blessure. Pas une tendinite, pas la moindre petite douleur. Et pas un gramme de perdu. L’équilibre parfait. Hallucinant non?

APRES avoir terminé mon IM, je rentre aujourd’hui dans une phase où je n’ai pas envie de perdre les bienfaits des 7 derniers mois. Certes, il a fallu fêter l’IM et se lâcher un peu sur la « mal bouffe » mais je garde ce même état d’esprit où je privilégie des fruits et légumes au déjeuner et des fibres au PTDJ.

Mon alimentation, je l’ai clairement sous estimée par le passé, et quand vous pratiquez du sport fréquemment, le corps vous rappelle à l’ordre. Ecouter son corps est l’une des premières choses à faire. Ensuite, il faut le respecter et cela passe par l’alimentation entre autre.

Et vous, êtes vous prêt à changer ??

 

Comment bien réussir son 1er Ironman ??

L’Ironman n’est pas seulement une compétition. C’est une AVENTURE. Une aventure complète entre physique, psychologie et gestion de soi. Alors pour vivre cette aventure et arriver à la finish line, voici mes petits conseils.

 

Conseil 1: Etre bien accompagné

IMG_2855Une préparation Ironman est relativement longue (7 mois pour moi). Et durant cette période, tu vas rencontrer des moments d’hésitation, de doute. Il faudra aller s’entraîner le soir en sortant du travail ou avant d’y aller. Puis rouler le weekend.
Pas forcément facile quand tu as une vie de famille/couple. Il est alors fondamentale de pouvoir t’appuyer sur quelqu’un.
De plus, cette personne devra être indulgente et accepter cette phase où tout sera centré sur l’IM. Tu vas te lever Ironman, respirer Ironman, cela passera par ton shopping, ton alimentation, tes week end,… .

Puis, tu auras besoin d’être conseillé, rassuré pendant cette phase.

N’oublie pas que l’Ironman, est avant tout un travail d’équipe.

Conseil 2: Croire en soi

Que ce soit pendant la préparation ou le jour J, tu vas rencontrer des moments de doute. Je les ai traversés où pendant les soirs d’hiver, il m’arrivait d’en avoir marre d’aller nager. Il m’arrivait aussi de calculer les temps que je pouvais mettre le jour J. Par moment même, je me disais easy l’IM, alors que lendemain, je me voyais Hors Délai. Et là, c’était le drame.

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Il faut croire en soi, en ses capacités et ne pas se précipiter. Doucement mais sûrement. L’entourage aura aussi son rôle à jouer pour te rassurer et remotiver. Mais, no stress. Cela reste du sport.

Pour cela, je te conseille de faire de la méditation et du yoga. Des mots qui me faisaient sourire au départ, et pourtant, entre le stress du quotidien et l’enchaînement des entraînements, me retrouver avec moi-même m’a permis de lâcher la pression et relativiser sur certaines choses.

« Que la force soit avec toi »

Conseil 3: Etre régulier dans sa préparation

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Il n’y a pas de miracle. Pour réussir, il faut s’entraîner et surtout être régulier. Pour cela, un mot d’ordre:

Stick to the plan.

Difficile de se lancer sur un Ironman sans programme. Il faut un plan d’entrainement adapté à ton niveau. Sinon, c’est la blessure assurée ou la perte de motivation.

Lors de ma préparation, je tournais, par semaine, sur 2 séances natation, 2 vélos dont 1 home trainer et 2 courses à pieds (1 fractionné + 1 longue). Puis, au fil de la préparation, je profitais des cyclosportives pour les sorties longues.

Avant l’Ironman, je conseille de participer à un half 2-3 mois avant le jour J. Ce qui permettra de régler les derniers détails et accentuer l’activité où l’on a été le moins bon/bien.

Mauvais nageur, j’appréhendais la natation sur l’IM. Et pourtant, j’ai fait un super chrono et ai eu de superbes sensations. J’ai kiffé !! Donc pas besoin de se mettre la pression au long la prépa. Keep cool & focused: Parole d’Ironman.

Conseil 4: S’alimenter correctement

IMG_2001Un autre point que je sous-estimais aussi par le passé et qui aujourd’hui prend une place de plus en plus importante: manger sainement.

Pendant la préparation IM, je n’ai pas perdu 1g. Au contraire, j’ai pris 3 kilos. 3 kilos de muscles.  Et pourtant, sans le sentiment de m’être privé. J’ai optimisé mon alimentation sur 2 aspects:

Pendant l’effort: Lors de mes sorties, j’ai testé de nombreuses barres à l’effort et boissons énergisantes. 3 mois avant l’effort, mes produits étaient sélectionnés et n’avaient plus qu’à les utiliser à l’entrainement pour m’y habituer.

Et lors des sorties longues à vélo, je me préparais des petits sandwichs (pain complet / jambon, basilic, tomates ). Tout devait être réglé pour le jour J où il n’y a pas de place à l’improvisation.

Au quotidien: Que ce soit au travail ou à la maison, j’ai optimisé mes repas (petit-déjeuner principalement), privilégiant les légumes et fruits et les fibres. Je reviendrai la dessus lors d’un prochain article.

Conseil 5: Reconnaître le parcours

Sur l’ensemble de mes triathlons, je n’avais jamais reconnu le parcours. Un simple regard sur le profil. Et, je l’ai regretté sur des half un peu dur. Quand tu es dans le mal, et ne sais pas si derrière le virage, la côte continue…..plus jamais !! Alors, j’ai reconnu le parcours de l’IM. Je l’ai même « bouffé ». 2 reconnaissances complètes où tu pars le matin, mets ton sandwich dans la poche et tu roules; puis des reconnaissances sur quelques tronçons.IMFR2017_map_bike_copie (2)

Ces reconnaissances m’ont permis de me rassurer. Je pouvais plus ou moins mettre un temps sur la partie vélo. Puis, malade le Jour J et dans le dur sur cette partie vélo, j’étais bien content de savoir ce qui m’attendait km après km.

Certains diront que c’est dommage car il est toujours sympa de découvrir un peu le parcours. Je ne le regrette pas.

 

Une belle aventure qui mérite d’être vécue, et qui doit être prise au sérieux pour en profiter le Jour J. La préparation est plus dure que l’IM. Alors, ne lâchez pas et croyez en vous. A votre dispo …

You are an Ironman

Après 7 mois de préparation, et de discussion autour de cet événement, voilà le grand jour. La semaine précédent le jour J a été calme et peu intensive. De sorte à faire du jus. Le dossard en mains dorénavant, et le vélo laissé au parc, dimanche sera un grand jour.

SWIM: 


Un réveil à 4H30, et un bon petit déjeuner. La journée sera longue alors il faut prendre des forces. Je prendrai le même petit déjeuner que celui des ces derniers mois. Pas le moment de changer ses habitudes. La nuit a été courte, le sommeil peu profond, mais je ne suis pas fatigué et peu stressé.

Arrivé au parc à vélo quelques heures plus tôt, je rejoins les 2100 triathlètes où chacun prépare sa course. Comme beaucoup, j’avais dégonflé mes pneus la veille, il me faut donc les gonfler ce matin, checker le vélo et enfiler la combinaison.

Un petit échauffement en mer (quelques coups de bras) pour régler mes lunettes et m’assurer qu’elles sont étanches. Réglage effectué, je n’y touche plus, et file au SAS 1h20.

Une marseillaise, en hommage aux victimes de l’attentat émouvante, qui me mettra la larme à l’oeil, et c’est parti pour une journée de sport.

Je me lance à l’eau, les jambes sont au repos et ne me sers que des bras pour avancer. Je suis bien, très bien. Nous partons au large à 1km des côtes dans un bleu océan superbe. Je glisse et ai de très bonnes sensations. Résultat, une sortie en 1H17.

Transition 1: Dès la sortie de l’eau, les bénévoles sont là pour nous aider à nous lever. Je file à la douche me rincer le visage et le torse puis dans la zone de transition enfiler ma tenue de vélo. Un sandwich en pied du vélo, et c’est parti…

BIKE:

En selle, nous traversons la promenade des anglais sur un petit rythme. Se mettre sur les prolongateurs est interdit sur ce tronçon. Ce qui me permettra de bien m’hydrater et chasser ce goût de sel en bouche. Le parcours m’était familié et aurai dû envoyer mais cela n’a pas été le cas. La cause à des maux de ventre comme à mon habitude en sortie de nat. Alors, je reste dans le dur et roule en pensant au marathon qui suivra.

Sur le parcours, nous traversons de nombreux villages en fête pour l’occasion. Ce qui est très stimulant et m’a permis de me dire, que ce que nous sommes entrain de faire, est grand. Nous monterons à Gourdon, le col de l’Ecre et le col de Vence pour ensuite redescendre sur Nice. Les paysages sont magnifiques, la chaleur est bien présente. Alors, on s’hydrate toutes les 10 minutes (alarme enclenchée). M’alimenter m’était difficile (pas d’appétit et maux de ventre).

Sur le retour, j’ai trouvé les derniers km assez long. Entre impatience de retrouver la famille sur la promenade et envie de se lancer sur le marathon.

Transition 2: Cette transition a été plus rapide que la première. Je change de chaussures, mets ma visière et un peu de crème solaire puis c’est parti pour 42,1km à 15h en pleine promenade des anglais sous 35°C ….. sans ombre. 

 

RUN:

 

Sur les 1er km, j’essaye de partir avec une allure plus rapide que celle que je devrais mener tout au long du marathon. Mon objectif est de maintenir une allure m’amenant à la ligne d’arrivée sous les 4H. Mais, dès ces premiers kilomètres, je sais qu’il me sera très difficile de mener une telle allure. Je suis déjà dans le dur. Il fait trop chaud. Vraiment trop chaud.

Alors, changement d’objectif, on vise le finisher et puis c’est tout. A chaque ravitaillement, sa routine: 1 verre d’eau et 3 verres d’eau ou jet sur la nuque et la tête pour me rafraîchir. Pas de douche pour ne pas me mouiller les pieds et avoir des ampoules.

Sur ce marathon, je ne comptais plus les tours de promenade mais les ravitos pour me dire là tu pourras marcher le temps de boire. Interdiction de m’arrêter entre 2 ravitos. Je suis dans le dur, si je craque, je ne repartirai plus en courant. Et l’idée derrière est de faire un chrono correct quand même.

Après 1 tour, je reçois un chouchou rouge. Allez encore 2 autres à aller chercher et le dernier tour sera mentalement différent. Même routine sur les 2 autres tours, je bois et essaye de manger un peu mais impossible encore. Les maux ne sont plus là mais je n’ai pas l’appétit. Je me sens faible. Normal en même temps…. j’en suis à 12h d’effort !!!

Je prends donc quelques oranges..Chouchou bleu puis jaune. Le 3ème tour (de 20 à 30km) m’aura été le plus long et dur. Puis, dès que je reçois mon chouchou jaune, je sais que c’est le dernier tour. Qu’au bout de cette ligne boucle, je serai Finisher Ironman.

Psychologiquement, je ne suis plus le même. Et me sens mieux. J’ai l’impression d’avancer un peu plus vite. Simple illusion après avoir regardé les stats. Mais le moral est revenu. Et, je savoure ce dernier tour. Tout en gardant ma même routine pour me rafraîchir et hydrater.

Voir les collègues tomber un à un sur cette promenade rappelle l’exigence de cette course. Alors, pas de risque inutile.

Les bénévoles nous disent au revoir. L’un m’a dit à l’année prochaine. Et machinalement, j’ai répondu oui. Puis, me suis vite corrigé en disant « euh !! pas sure ». Nous en rigolons et je repars pour ces derniers kilomètres.

J’entends au loin le DJ crié le nom de la personne venant d’arriver. J’y suis presque. Je retrouve la famille dans les derniers 100 mètres banderole à la main. Une accolade et je repars. On l’a fait.

Me voilà sur la moquette Ironman, dans la finish line. Les tribunes sont remplies. Je demande aux supporters de faire du bruit en levant les bras.

Je ferme les yeux et je savoure ces secondes…. je suis IRONMAN

BILAN:

Une aventure qui prend fin après 13h13 d’effort et un ascenseur émotionnel intense. On passe de la souffrance à la joie en quelques secondes, de l’épuisement à une énergie retrouvée lorsque l’on voit ses proches nous soutenir, une envie de tout arrêter le soir même et l’envie de se réinscrire le lendemain.

C’est aventure est tout simplement magique et j’en ressors différent.

Ne rien lâcher, croire en soi et être bien entouré sont les maîtres mots de cette belle aventure.

RIEN N’EST IMPOSSIBLE !!!Vraiment.

Il y a 20mois, j’achetais un vélo de route pour me lancer dans le triathlon, et apprenais à nager le crawl. Aujourd’hui je nage 3,8km, roule 180km et cours 42,1km sans m’arrêter.

En terminant cette page, je pense fort à l’association « petits princes » pour qui j’ai couru cet Ironman. Et remercie chacun d’entre vous à votre solidarité.

Aujourd’hui, 1 000€ ont été collectés et permettront à un enfant de vivre son rêve.

Une fois de plus, rien n’est impossible !!!

Mes stats après 6 mois de prépa IM France Nice

 

La préparation se poursuit et la pression monte tout doucement. Entre l’envie d’en découdre, la peur de l’exigence d’un IM, je vis aujourd’hui plusieurs émotions. Le 5ème mois de préparation m’a été bénéfique car il m’aura permis de travailler mon foncier et me rassurer sur ces 20 prochains derniers jours. Retour sur ce 5ème mois:

SWIM: 

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Peu de séances ce mois-ci mais la qualité a été privilégiée à la quantité. en effet, après une chute à vélos, et quelques bobos, il fallait bien que cela cicatrise avant de me jeter à l’eau.

Finalement, après 5 séances j’aurais parcouru 12 350m dont 6000m en mer.

Le fait de nager en mer m’a littéralement rassuré. Combi et sel sont un bon cocktail pour flotter davantage et pour le coup, mes temps sur 3000m sont rassurant. Il y a de la marge encore pour ne pas être arrêté…

 

BIKE:

Rouler pour se rassurer telle a été ma devise. Le vélo étant l’activité la plus importante de l’IM en terme de durée.

Ce mois-ci, je m’étais promis de rouler sur du dénivelé pour travailler ma force et résistance.

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Et c’est chose faite: 2 cols Hors Catégorie (Plateau de Solaizon, Semnoz), le parcours du GFNY Mont-Ventoux et plusieurs reco du parcours IM, soit 960km parcourus ce mois-ci dont 650km en l’espace d’une semaine lors de mon stage maison à Nice.

Lors de ce stage, j’ai essayé de reprendre les mêmes sorties qu’à Fontbonne. Mélangeant sorties longues, et enchaînements sur le tracé de l’IM. Objectif de ces enchaînements, résister et travailler mon mental.

Le parcours pour moi n’a plus de secret. Dommageable pour certains pour qui il faut toujours avoir un côté découverte, mais rassurant pour moi. Réellement !! Lors de mes triathlons, je regrettais ne pas avoir reconnu le parcours. Là, ce ne sera plus le cas. Pourquoi l’avoir fait? Tout simplement pour gérer mes coups de « pas bien » et de doutes. Je sais que tout ne sera pas rose lors de l’IM alors me dire « tiens bon dans 1-2km tu as une descente » ou « allez, fin de la grimpette après ce virage » est un véritable luxe.

Aujourd’hui, j’ai les cartes en mains. A moi de bien les distribuer.

RUN:

IMG_2498Un mois assez particuliers. Tout d’abord avec cette canicule me poussant à courir en plein cagnard sur des distances assez courtes (10-13km). Loin de plan où il fallait courir entre 2h00 et 2h30 mais le fait de courir sous le soleil m’aura permis de me gérer. Le cardio tape plus vite, l’allure n’est pas la même,… . J’ai commandé un ciel gris le 23/07, mais ai préféré me préparé au cas où.

Puis, des run après vélo, où quelque soit la durée de l’effort du run, je me poussais à enfiler les baskets pour apprendre et maîtriser ces sensations.

Dès la sortie du vélo, j’ai le sentiment de flotter/voler pendant quelques minutes avant de pouvoir retrouver mes sensations de runner et prendre une allure. Cette sensation me dure environ 20′ alors en répétant les enchaînements, je souhaitais la réduire davantage.

Lors de mon stage maison, j’aurai cumulé enchaînement de 10km et une sortie de 30km sur la promenade des anglais. Comme un avant goût.

Au compteur, 122 km courus et de bonnes sensations. Une légère tendance toutefois à être dans le dur après 20km. Le manque probablement de sortie longue.

Extra: FITNESS & ALIMENTATION: 

Ce mois de juin, j’ai décidé de travailler mon gainage et ma musculature. Alors, j’ai téléchargé une application où 3 fois par semaine, je travaille mon gainage et mes abdos pendant 30 minutes. Pas encore très assidu, je m’efforce à le faire. C’est pour mon bien !! et ai re-signé pour 3 mois supplémentaires.

Compteur du mois: 

12 350m nagés vs 13 700m en mai/  960km roulés vs 775km en mai /  122km courus vs 110 km en mai.

Du volume donc et du spécifique sur ce mois de juin. Où, je me serai rapproché des conditions de l’IM (dénivelé, chaleur, mer…). Aujourd’hui, départ dans 20 jours, il va falloir travailler le gainage, étirements et la récupération. Une période assez difficile car je suis inexpérimenté en la matière et toujours peur de ne pas être prêt.

 

Pour qu’eux aussi réalisent leur rêve

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Il y a 6 mois, je prenais la décision de participer à l’Ironman de Nice. Une envie que j’avais en tête depuis mes études universitaires et mon apprentissage au bureau des sports du Service Départemental et de Secours du Rhône. Les pompiers pour résumer !!!

Une année universitaire où le sport aura été le maître mot. D’athlètes à marathoniens et triathlètes, j’ai pu rencontrer des gens formidables qui au-delà de leur métier m’auront transmis leur passion à travers le sport. Je n’oublie pas mes premiers entrainements dans un club d’athlétisme, mon 1er semi-marathon Marseille-Cassis et mes 1ères fractures de fatigue !!!

Puis, la vie m’a offert d’autres opportunités dont l’expatriation, où le sport était certes moins fréquent mais bel et bien présent. Puis, de retour en France, où plongées et running se sont enchaînés, j’ai souhaité découvrir une autre discipline : le triathlon.

Arrivé sur Paris, me voilà donc licencié FFTri, et au départ de quelques triathlons. Dont très prochainement, l’IM de Nice.

A aujourd’hui, j’ai toujours eu cette chance/opportunité de pouvoir réaliser ce dont j’avais toujours voulu même au plus profond de moi. Plongée sous-marine au milieu des baleines à bosses à Madagascar, des requins à Bali ; des runs au Gabon au milieu des éléphants, un marathon pour franchir un cap en course à pieds et me prouver que cela m’était accessible, et ce fameux IM prochainement. Opportunités qui ne peuvent se présenter à tout le monde : Faute de moyens, timing, etc … . Alors, pour donner du sens à cet Ironman, qui pour moi est Majeur (pour ne pas dire le graal), j’ai décidé de courir pour une association. Et la prise de décision a été rapide. Comme une évidence. Elle devait tourner autour d’enfants, car petits nous avions tous fait des milliers de rêves, et servir d’opportunités pour les réaliser. Enfants + rêves = association petits princes.

Après quelques échanges avec l’association ; il sonnait comme une évidence de courir pour réaliser le rêve d’un enfant malade. Pourquoi moi, Jean-Baptiste, je pouvais réaliser mes rêves alors que ces enfants gravement malades devaient rester dans l’attente d’un coup de baguette magique !!

Ma baguette magique se trouve ici : www.alvarum/jean-baptisteleglene . Le lien d’un site de collecte de dons. Et oui, c’est la baguette du XXIème siècle. Dons qui seront directement reversés à l’association en fin d’Ironman.

Ce coup de baguette devra être magique pour qu’il puisse apporter la somme minimale de 1500€. Une somme qui peut vous paraître importante et qui pourtant ne représente que le coup moyen d’un rêve par enfant. Parce qu’un rêve n’est beau que s’il peut être partagé, cette somme permettra aussi à la famille/parents de partager le rêve de leur enfant.

Pour que cet enfant ait mille et une étoiles dans les yeux, il ne suffit que d’un clic.

On compte sur vous…

 

De bas en haut sur la cyclosportive de Bonneville

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Samedi matin, réveil à l’aube et me voilà en route pour la cyclosportive au départ de Bonneville. Une cyclosportive, raccourcie à 120km (initialement 130km). Je récupère mon dossard au gymnase de la ville et me rends au point de départ. Comme à mon habitude, je suis en avance. Au point que l’arche du départ n’était pas encore installée.

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08h30, après un débrief de course, le départ est lancé. Un peloton de 200 cyclistes se lance. Je me place en queue de peloton et admire le peloton avancé. En triathlon, je n’ai jamais eu l’occasion de rouler en groupe. Alors, j’observe. L’ambiance est excellente; la police municipale ouvre la voie, des coups de sifflet retentissent façon gendarmerie au tour de France devant chaque obstacle. On s’y croirait !!! D’autant plus, qu’une partie du parcours sera emprunté par les pros le jour suivant lors du Dauphiné libéré.

Sur les premiers 10km, le peloton avance bien. Très bien même. Je regarde la Garmin et vois afficher 50km/h en vitesse réelle. Je prends peur. A ce rythme, je ne tiendrais pas 120km. Au bout de ces 10km, nous quittons la route départementale, et entamons une première cote. Le peloton est dispersé. Les cadors maintiennent l’allure. Je ne les reverrais plus. Et plusieurs petits groupes se forment.

Me voilà dans un groupe d’une petite dizaine de cyclistes. L’allure est la mienne et je ne cherche pas à faire plus. La route est longue. Pour me préparer au mieux à l’Ironman, pas question de rester 120km dans la roue d’un autre. Je roule en tête. Qui m’aime me suit !!

Col-de-l-Avernaz3.jpg

De villages en villages, sur des routes de campagne, nous commençons la première ascension. Le groupe explose de nouveau. L’ascension autour de 8% est longue et le soleil commence à faire son effet. Je passe en mode hydratation toutes les 5-10 minutes. Pendant l’ascension, un cycliste que je double me dis « Hey Bonk, je connais …. ». Le monde est petit, celui des Ironman ou des Ironman en devenir encore plus. Finalement, nous aurons roulé 60km ensemble.

Après 60km d’ascension, et de plats, avec 4 cyclistes avec qui nous sommes restés ensemble, le parcours va redistribuer les cartes. A droite, ceux qui font le parcours de 120km et à gauche ceux qui font le parcours de 90km. Je vire à droite, et regarde derrière moi qui sera de la partie. Ouf, je ne suis pas seul. Un autre cycliste vire à droite et 3 autres sont devant moi. Rouler seul est un peu monotone. Le fait de rouler à plusieurs me motive et me pousse à sortir de ma zone de confort.

Sur cette deuxième partie de parcours, nous reprenons le même tracé que la 1ère partie et faisons face à une seconde ascension. Celle-ci me parait plus difficile. J’ai 70km dans les jambes, et la chaleur est plus prenante. Et j’ai l’impression que mes nouveaux camarades sont plutôt à l’aise en montée !! On ne les quitte pas, on garde le rythme. L’ascension faîte, place à la descente, et à 30km de plat jusqu’à la base du plateau de Solaison. Sur les 30km de plat, un cycliste et moi, nous entendons à merveille. Sur un bon 35km/h, nous nous relayons et faisons front au vent de face.

Un ultime virage, et nous voilà en bas du plateau de Solaison. Se dresse une montagne dont on ne voit pas le sommet. Dans le brouillard !! Je le regarde et lui dis: « on va la haut ?? » Un signe de tête qui en dit long. Dans 11km, ce sera l’arrivée, mais je n’arrivais pas à imaginer qu’en 11km, il était possible d’arriver si haut. Après un premier virage, un panneau « 10% ». Nous y sommes.

860_etape_8_solaison.jpgChacun à son rythme, objectif arriver en haut et passer l’arche. Je ne rentrerai pas dans le détail de ces 11km qui auront été les plus longs et difficiles. Le sentiment d’aller plus vite à pieds, des passages à 14% une moyenne à 9,2%. Le tout en plein soleil sous 30°C.

Après 5km d’ascension à 11%, je craque au panneau 4km. Je n’en peux vraiment plus, et le fait de relire 10% sur le prochain km m’achève. Je vois des cyclistes devant moi pied au sol, d’autres en danseuse,….Je pose alors le pied et passe un coup de fil à ma Sara. Besoin de réconfort, d’entendre une voix familière, sa voix.

Après quelques secondes de réconfort et d’encouragement, je remonte en selle et repars motivé comme jamais. Mais après une bonne centaine de mètres roulés, rebelotte. On se reprend un mur. Le moral en berne !! Alors je décompte chaque kilomètre. Les habitants et supporters du Dauphiné de demain nous encouragent. Les cloches retentissent, d’autres nous tendent des bouteilles d’eau. Les caravanes sont nombreuses le long de ces derniers kilomètres. Je me sens moins seul. Et le parcours est plus roulant, moins raid.

A 1 km de l’arrivée, je double un cycliste. Il était aussi mal que moi mentalement. je lui glisse le traditionnel « Allez, on a fait le plus dur ». Sa réponse est à l’image de la difficulté « J’y croirais qu’en haut !! ». Au loin, j’aperçois l’arche d’arrivée. Enfin !! Une dernière côte, et j’y suis.

A l’arrivée, remise de la médaille finisher. KO assis sur le vélo !! L’organisateur me parle. Je l’entends mais ne l’écoute pas.  Je suis sans force. Les finishers ayant fini juste avant moi sont allongés sur le coté. Nous l’avons fait. Maintenant, direction le chapiteau pour un plateau repas qui nous attend.

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C’est aujourd’hui, pour moi, la première épreuve où j’ai eu un tel ascenseur émotionnel. Si, je m’étais inscrit pour rouler et enchaîner des sorties supérieures à 100km avec dénivelé, cette cyclo m’aura permis de connaître ce qu’est avoir un mental à 0. Et m’aura permis d’aller chercher au bout de moi la ligne d’arrivée. Je comprends maintenant l’importance des proches sur un IM. La famille est dore et déjà prévenue.

En attendant l’Ironman, je savoure cette cyclo. Une organisation à l’image de la difficulté du parcours. Ma plus dure épreuve, mais aussi ma plus belle…..

 

 

Mes stats après 5 mois de prépa IM France Nice

En mai fait ce qu’il te plait !!

La préparation se poursuit, et ce mois-ci aura été bien mouillé. De la neige, de la pluie, de la natation et de la sueur. Un mois intense où le volume était le maître mot. Mois le plus abouti me concernant. Retour sur ce 5ème mois:

SWIM: 

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Avec 4 séances de natation le mois dernier, j’aurais quasiment fait un sans faute ce mois-ci avec mes 2 séances par semaine. Quasi car ma chute à vélo m’aura dispensé de quelques jours pour ne pas solliciter les cervicales.

Des séances effectuées principalement en piscine où j’aurais parcouru 13 000 m; et une séance de 1400m en lac en conditions réelles (combi + compétition).

 

BIKE:

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Assez serein dans cette discipline, et après un rappel à l’ordre des copains (ça sert à çà les collègues) qui trouvaient mon nombre de km roulés un peu léger, j’ai repris le taureau par les cornes.

Piqué dans ma routine, et pour me rassurer du coup, les sorties vélos ont fait parties de mes principales préoccupations ce mois-ci.

Peu de sortie en dessous des 100km, un tour du lac Léman (200km) bouclé en 1 journée, un col Hors Catégorie grimpé, et une reconnaissance de l’IM ont été mes principales sorties.

Au final, près 773km parcourus sous toutes les conditions (neige, altitude, pluie, chaleur) contre 350km le mois dernier.

RUN:

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Des séances différentes du mois dernier ce mois-ci mélangeant sorties longues de 2h30 et des enchaînements.

Si les enchaînements m’ont paru difficile au début, je commence aujourd’hui à connaître mon temps d’adaptation. Il me faut environ 20′ pour retrouver toutes mes sensations de run.

Au compteur, 110 km courus et de bonnes sensations. Même si ce mois-ci j’ai l’impression d’avoir moins couru.

Simple sensation car le kilométrage est le même que le mois dernier.

Extra: FITNESS & ALIMENTATION: 

En dehors des étirements post séance, je me suis aussi inscrit à des séances de fitness. Ce qui me permet de me « forcer » un peu au renforcement musculaire. Bien que pas très assidu, je suis sur une séance de renforcement par semaine minimum.

Et continue de suivre mon alimentation. Privilégiant des fruits, des protéines et un petit déjeuner complet.

Compteur du mois: 

14 000m nagés vs 10 000m en avril / 773km roulés vs 350 km en avril /  110km courus vs 110 km en avril.

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Du volume donc et encore du volume avec un gros mois de juin qui s’annonce !!! Cyclosportive avec un D+ 3000m; reconnaisance de l’Ironman again, et un stage « maison » à Nice. Dernier mois où il faudra encore tout donner avant l’affûtage.

 

 

 

Reconnaissance du parcours de l’Ironman de Nice….. Verdict

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Le week-end dernier, j’ai eu la chance de pouvoir effectuer la reconnaissance du parcours vélo de l’IM de Nice. Pour les personnes qui n’ont pas encore parcouru les 180km, retour en image de ce beau et exigeant parcours

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 I. De Nice à Tourettes-sur-Loup

Au départ de Cagnes sur mer, où je logeais, j’ai pris le parcours au niveau de St Laurent du var. Délaissant ainsi la promenade des anglais qui est extrêmement roulante.
Et contrairement à ce que je m’imaginais, j’ai trouvé cette première partie roulante et sans grande difficulté. Puisqu’en roulant tranquillement, ma vitesse moyenne était de 30km/h.
Bien que, plus faux plat que plat comme décrit sur le plan IM, ces premiers 40km seront idéaux pour habituer les jambes à mouliner. Seule difficulté de ce tronçon, les 800m d’une côte à 16% qui nous rappellent l’exigence de l’Ironman.
Capture

 DIFFICULTÉ #1: la condamine

 II. De Tourettes-sur-Loup au col de l’Ecre

 Après 10km de descente, où les jambes ne vont pas être très sollicités, ce deuxième tronçon est exigeant puisqu’il comprend 20km d’ascension à 5% environ. Pour l’avoir effectué, j’ai clairement ressenti différentes phases sur ces 30km. Phases où le jour J, il faudra gérer les moments hauts et bas.
Tourettte sur Loup => Bar sur loup soit 10km de descente. Difficulté 0. La descente est régulière et non dangereuse. Et je sais de quoi je parle niveau crainte dans les descentes !!! Ma stratégie de course serait de ne pas descendre à fond les watts mais plutôt calmement en me projetant déjà sur l’ascension.
IMG_2477 Bar sur loup => Gourdon, soit 10km d’ascension pure. Difficulté 3. Ici, les choses sérieuses vont commencer. La montée est régulière (5%) et n’est pas si difficile. D’autant que sur ces 10km, nous serons légèrement protégés des arbres. Ce qui rendra l’ascension plus accessible.
Gourdon => Col de l’Ecre soit 10km d’ascension. Diffculté 5.  L’une des premières difficultés rencontrées sur le parcours. Difficulté ressentie au travers de la chaleur et de la route. Une petite route de montagne où le soleil tape et sur laquelle vous avez l’impression de ne pas trop avancer. Personnellement, j’ai trouvé ce tracé un peu long. il faudra le gérer le jour J .
En revanche, dès le panneau col de l’Ecre observé, le sourire est de retour. Un col de moins à effectuer.IMG_2479

III. Du col de l’Ecre à Gréolières

Dès le col de l’ecre atteint, place à 30km de descente et faux plat. S’il n’y a pas de difficulté apparente, il faut toutefois gérer son effort et profiter de ces petits moments pour récupérer, s’hydrater et se préparer à l’après.
Attention toutefois, la descente est légère. Il faut pédaler pour avancer. Ce qui est frustrant car l’on voit la descente mais l’on ne la ressent pas sur le vélo.

IV. De Gréolières à Coursegoules via le Col de Vence

La deuxième difficulté de ce parcours pour moi. Où, après 100km d’effort sous la chaleur, un deuxième col nous attend. Si une fois de plus, l’ascension est régulière et ne IMG_2474paraît pas insurmontable, la fatigue est là et il faudra gérer cette ascension. Durée de l’ascension qui m’a parue une éternité. Je n’avais qu’en tête, arriver à Coursegoules car je savais qu’une fois la bas, nous allions redescendre sur Nice.

Pour ma part, cette partie sera à gérer mentalement pendant l’Ironman. Et compte la refaire pour m’habituer à ce parcours et à gérer ce moment de fatigue.

V. IMG_2482De Coursegoules à Gatières via Bouyon

Dès que vous verrez ce village, vous serez à Coursegoules. Place à la descente principalement.

Une descente assez sympa d’ailleurs avec plusieurs petits virages et sur une petite route. Vue imprenable !! Très chouette. Point de vue sportif, j’ai profité de la descente à me réhydrater et alimenter. Surtout après Bouyon où il y a un dernier petit col à gravir. Sans grande difficulté. Personnellement, je ne m’en souviens plus trop !!

 

VI. De Gatières à Nice

Après 30km de descente, et la tête à Nice pour le marathon (lol); il faut se remettre à pédaler pour cette dernière ligne droite au vent (de face en plus). Une dernière partie que je n’ai pas trouvé agréable. Certainement à cause de la fatigue et l’envie de rentrer.

Le parcours sera en tout cas connu car nous reprenons, dans le sens inverse, le parcours Nice-Gatières.

 

Un très beau parcours, atteint après 7h d’effort, qui reste exigeant. Après coup, si le parcours n’est en soit pas difficile, la plus grande des difficultés sera la gestion de soi. Entre euphorie de l’IM et son ambiance, des descentes où l’on voudra rattraper le temps perdu et les ascensions sous la chaleur, il faudra être fort dans sa tête, et un minimum préparé.

 

Retour sur le triathlon de Rumilly (L) 2017

triathlon-rumilly-half-iron-du-semnoz

Après avoir retiré mon dossard la veille en fin de journée, et les derniers petits réglages terminés (changement de patins, visière récupérée); me voilà fin prêt pour ce triathlon (half iron).

Pour un départ à 11h30, et un parc à vélos qui ouvre à 10h40, j’ai eu le temps de prendre un petit déjeuner copieux et solide. Avec en mémoire, l’erreur de mon précédent half où un petit déjeuner léger (liquide, compote, fruits,…) n’avait pas suffit pour le vélo.

Le soleil est au RDV, ouf !! La descente du Semnoz devrait être agréable.

SWIM

Il est 11h15, le parc à vélos ferme et les triathlètes sont invités à se réunir sur la plage pour le debrief de course et le top départ. Après 2-3 longueurs pour tester l’étanchéité des lunettes et mesurer la température de l’eau, je me positionne en fin de groupe pour le top départ. Si la natation n’est pas mon point fort, rester derrière le groupe me rassure. Se faire taper, et nager dessus n’est pas très agréable.

CaptureLa cloche retentit, et c’est parti. Je suis la troupe dans l’eau et me retrouve assez rapidement dans le pack. Il faudra faire deux tours de lac avant de sortir.

Ma nage est rapide sur les premiers xx mètres car je veux rester dans le pack. cela me rassure et m’entraîne pour l’avenir. Si j’y suis arrivé, je pourrai le réussir à Nice. Et puis au niveau orientation, c’est aussi plus simple. Tu suis le pied de devant. Enfin presque !! J’ai 500m de plus au compteur.

CaptureLors du 1er tour, je suis dans le pack assez content. D’habitude, je suis déjà lâché. Je continue tête baissée donc et commence le 2ème tour. Je relève la tête pour situer la bouée et là je me rends compte que je suis seul. Le reste du groupe est bien à ma droite. Je suis à quelques mètres d’eux. Alors, je repars en diagonale les retrouver. Perte de temps et d’énergie. Je me retrouve dans le groupe de derrière. Pas grave, je les récupérerai en vélo. Suis déjà content de les avoir suivi une bonne partie du parcours.

BIKE

Après une transition en 3′, je grimpe sur le vélo. Je vois un groupe au loin. Je me mets sur les prolongateurs. En avant toute !! Sauf que je n’ai pas de jus. Les quadris fatigués.

Je mets ça sur le compte de la natation. Je ralentis donc en pensant à l’après. Et garde en vue le groupe. Je profite du faux plat montant pour manger quelques fruits secs et m’hydrater. Pas de mélange cette fois-ci. Je me teste sur de l’eau uniquement.

Les 15 premiers kilomètres se passent bien. Je suis avec un groupe. Ce qui est plutôt sympa et moins triste. Après un bon virage où l’on quitte la grande route, nous voilà sur les routes de campagne. Avec les panneaux, LE SEMNOZ affiché. On se prépare mentalement. Çà va piquer !! Une barre pour avoir un peu de solide et m’éviter la fringale pendant l’ascension.

dscf2865Km 18 environ, je vois un panneau d’information « Col dans 13km » avec le pourcentage du kilomètre en cours. C’est parti …. Petit plateau et on pédale.

Lors de l’ascension, je reste concentré sur mon hydratation. Il fait chaud et repense aux conseils reçus. Je bois donc toutes les 5′ environ une gorgée. Je me fais doubler par 2-3 gars et garde en visu le groupe qui était devant moi au départ.

Mais les kilomètres s’enchaînent, les virages sont de plus en plus nombreux. Et l’on perd toute visibilité. Je me retrouve seul. Aucune idée d’où je me situe. Où sont ils derrière moi? Quelle distance me sépare de ceux de devant?

Avec la chaleur et les % de pente qui ne font que grimper (10%), j’alterne entre selle et danseuse. Même si je serai resté, quasi tout du long, sur la selle. On souffle, on lève la tête. Le paysage est magnifique. On sait pourquoi on grimpe. Sur la route, je retrouve des mots d’encouragement. Et oui, ici c’est un Hors Catégorie du tour de France. On ne lâche pas !! Le seul cycliste que je rattrape dans l’ascension fait demi tour. Abandon !! On va poursuivre seul donc.

capture.jpg9% / 10% c’est dur mais l’on se rapproche du sommet. Content de voir les kilomètres descendre.

Me voilà au sommet !! La vue est splendide. A peine le temps de regarder mais le coup d’œil en valait la peine. Après un ravitaillement au sommet, je fais mon stock dans les poches. Il va falloir descendre maintenant. Le plus dur est fait. Récup pour les jambes et le run. Je veux vraiment en profiter.

Après un dernier regard sur le panorama (Mont-Blanc, Annecy,…), je me lance dans la descente. Un point faible puisque beaucoup d’appréhension dans les virages. Après 2-3 virages bien négociés, je prends confiance et calcule mon temps potentiel à l’arrivée. Après une telle ascension, la pente est de plus en plus importante. J’approche les 45-50km/h sur des routes de montagne. Sur un semblant de ligne droite, je vois un petit virage. Un petit virage, qui avec la vitesse va me déjouer. Une mauvaise appréhension, un excès de vitesse; et inconsciemment, je sais que je vais droit devant. Je me prépare au choc, à la chute. Le vélo s’arrête net, je passe par dessus le guidon. Et revois le vélo me passer dessus. Je suis au sol avachi, la clôture électrique autour de moi.

Je me relève. Ma peau est brûlée sur le flanc gauche avec quelques hématomes sur la jambe. Je suis entier et m’en réjouis. Je m’attendais au pire. Je retrouve mon vélo, 3 mètres plus loin dans un champs avec des vaches. Je l’imagine en morceaux. Sans conviction, je me rapproche, et le vois intact. Alléluia !!!

Le vélo sur l’épaule (l’autre), j’enjambe la clôture électrique, et check rapidement le vélo (roues, cadre, cintre,…). Tout est bon. Je vais pouvoir repartir. Après un dernier coup d’œil de la zone de chute, je retrouve mes lunettes au sol en vrac, et un bidon. La branche de mes lunettes a cassé. Je la mets dans la poche arrière. Poche où toutes mes compotes ont explosé avec le choc. Je décide donc de mettre mes lunettes avec une seule branche sur le nez. Un minimum de protection sous ce soleil de plomb et le vent causé par la descente. Le reste de la descente sera souple. Au km50, je m’arrête et fais un dernier check avec l’organisation. Besoin de me rassurer.

Les derniers 20 km se passent sans encombre. Je poursuis mon parcours: le mollet gauche bien contracté et quelques douleurs à l’épaule.

Le_Semnoz_depuis_Annecy

RUN

Au bout des 70km, me voilà dans le parc à vélos. De nombreux vélos sont dans le sas. Peu importe. J’arrive à courir dans le sas et m’en réjouis. Transition oblige. On remplace le casque par la visière; les chaussures de vélo par les baskets, et c’est parti pour 2 boucles de 9km. Je me sens en jambes et pars sur 4km à bonne allure 4’50./km. Sous la chaleur, je décide de boire un verre d’eau à chaque ravitaillement et de récupérer une bouteille que je boirais entre chaque ravitaillement. Tout est parfaitement bien rôdé. Mon allure moyenne sur les 18km sera de 5’13/km.

Je suis très satisfait de cette course à pieds, les jambes sont là et je rattrape quelques athlètes. La majorité des runners croisée ayant bien 20′ devant moi. Le temps d’une chute certainement. Dommage !! Sur les derniers km, un membre de l’organisation m’encourage et me glisse « Il y a du monde à aller chercher devant ». Sans doute, a-t-il vu mon semblant de fraîcheur ?! Je vois au loin les runners et j’en fais mon dernier challenge. Tous rattrapés, je doublerai le dernier dans les derniers 50m. Anecdotique…

La ligne d’arrivée sera franchie au bout de 5h23′ d’effort et de rebondissement.

Post course:  A l’heure où j’écris cet article, les côtes me tirent et je panse mes brûlures en ayant toujours à l’esprit cette chute. Une belle frayeur et beaucoup de chance.

D’un point de vue sportif, je retiendrai surtout ma fraîcheur sur la course à pieds. J’étais vraiment en jambes !! La natation, quant à elle, me satisfait et me rassure. J’ai pu nager une bonne partie dans le pack. L’angoisse du départ s’estompe. C’est positif !! Quant au vélo, la chute prend le dessus mais j’ai quand même grimpé un col Hors Catégorie… Je ne l’oublie pas. Un col à inscrire dans mon tableau de chasse !!

Un triathlon en guise de préparation donc qui m’aura été bénéfique et qui m’aura démontré que je suis sur la bonne voie. Le travail du quotidien paye. Quand je pense à mon état de fin de course d’hier à celui de l’an dernier, c’est incomparable !! Je poursuis donc mon chemin, et aujourd’hui place au repos pour revenir encore plus fort demain …

Mes stats après 4 mois de prépa IM France Nice

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La préparation se poursuit et commence à paraître longue. Aujourd’hui, je suis entre l’excitation de prendre le départ, et la peur de ne pas pouvoir arriver au bout. Départ dans 3 mois. Alors, on continue son travail et l’on maintien le cap.

Retour sur ce 4ème mois:

SWIM: 

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Avec 3 séances de natation le mois dernier, il a fallu reprendre le masque et le bonnet ce mois-ci et se forcer. La natation est pour moi une discipline où je ne prends pas de plaisir et où je m’impose les entraînements.

Contre 2 séances hebdo, j’en aurai seulement effectué 4 dans le mois dont 1 semaine OFF de natation. Hâte que les beaux jours arrivent pour aller nager en lac.

 

BIKE:

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Avec le tour du lac Léman et son 200km de vélo effectués, le mois d’avril a été dans la continuité du mois de Mars. Pas de foncier avec des sorties longues en revanche, mais des séances plus courtes où j’ai ciblé la technique. Lors de notre tour du Léman, je travaillais chacune de mes sorties en force.

Ce mois-ci, j’ai orienté mes séances de wattbike sur rythme et force pour apprendre à résister davantage dans les bosses. Le mois de mai sera intense pour moi niveau vélo (triathlon L avec ascension d’un col HC et reco de l’IM de Nice) donc ce travail de l’hombre devrait m’être bénéfique.

Sur ce mois, j’aurais donc cumulé 350 km et 4 séances sur wattbike.

RUN:

image1Au rythme de 2 entraînements par semaine, j’alterne entre séances à intensité (85% FCmax) et du foncier où je reste à 75% FCmax.

J’aurai également profité du marathon de Paris pour l’intégrer dans ma préparation. Un marathon en runner libre puisque je n’avais pas pris mon dossard mais qui m’aura permis de retrouver l’ambiance de compétition. par choix, j’ai décidé de ne pas continuer après le km30 car je ne voulais pas rentrer dans le dur. Dur qui m’aurait blessé ou m’aurait freiné dans la préparation de la semaine suivante. Une allure de 4’45 sur les 30km qui font plaisir et sont encourageant pour la suite.

Au compteur, 110 km courus et de bonnes sensations. Chaque séance est une prise de plaisir. Avec des allures qui restent stables.

Extra: FITNESS & ALIMENTATION: 

En dehors des étirements et gainage post séance, je suis de plus en plus alerte sur mon alimentation. Le stage à Fontbonne avec les copains a été une révélation pour moi et reste dans la continuité de ce que j’ai appris. Sans fruits secs, avocats, et porridge, je ne vis plus !!

Petit déjeuner: pain complet, jambon, avocats, fromage blanc avec flocon d’avoines et graines de courgettes, jus de fruits, porridge

Déjeuner coloré (légumes et fruits);

Dîner salade composée avec avocats, graines, oeufs.

Et un en-cas vers 16h (abricots secs) avant la séance de sport de fin de journée. 

Compteur du mois: 

10 000m nagés vs 7 500m en avril /  350km roulés vs 476km en avril /  110km courus vs 145 km en avril.

Du volume donc et encore du volume avec un gros mois de mai qui s’annonce !!! Mais avec un mot d’ordre la récupération. Depuis ce mois-ci, je ressens la fatigue et la FC me le rappelle. Il m’arrive à ne pas faire monter le cardio alors que je pense être à fond. Quand c’est le cas, on ne cherche pas à forcer, la séance intensive est reportée et on se la fait à la cool.

Cyclotourisme autour du lac Léman

Nous voulions profiter des beaux jours, et visiter notre nouvelle région d’accueil. Nous enfourchons donc nos vélos et partons pour une escapade de 4 jours autour du lac Léman. Une sortie où le mot d’ordre était de profiter. Et nous l’avions fait. Retour sur ces 4 jours en espérant vous motiver à sortir vous aussi le vélo et parcourir ce magnifique Léman.

Jour 1: De Saint-Julien en Genevois (France) à Mont-sur-Rolle (Suisse)

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Il est près de 11h et nous voilà en route pour Mont-Sur-Rolle. 1ère étape de notre tour du lac Léman.

De Saint-Julien, nous passons par les petites routes afin de nous éviter le trafic dans l’agglomération de Genève où il est moins sympathique de pédaler, et de profiter.

 

Par un bref passage dans le centre de Genève, nous empruntons rapidement la piste cyclable de la route de Genève. Piste qui longe le lac et qui nous emmènera au bout de nos 50 kms.IMG_2292

Sur ce tracé, la route surplombe le lac Léman. La vue est superbe et assez dégagée des villas du bord de lac. Puis au fil des km, les champs sont petit à petit remplacés par des vignobles. Où à Mont-sur-Rolle, nous retrouvons la route des Vins. idéal pour se poser non ?!

 

Jour 2: De Mont-sur-Rolle (Suisse) à Montreux (Suisse)

Après une nuit en AirBnb, où nos hôtes étaient géniaux, et un Féra du lac au menu du soir, nous revoilà partis pour cette fois-ci 55 km. Si le soleil était au RDV la veille, il aura fallu faire face au vent cette journée. Sur ce parcours, 100% Suisse, la piste cyclable surplombe le lac et est en parfait état. Avec le réel sentiment de sécurité. IMG_0518

Un parcours vallonné car nous sommes en plein coteaux. Et, qui en plus du vent, rendra la journée plus sportive.

Nous ferons une pause à Morges pour la fête de la tulipe. Un parfum d’Hollande avec ses milliers de tulipes plantées. Et reprendrons notre route pour Montreux, via Vevey pour une pause goûter.

 

Jour 3: De Montreux (Suisse) à Thonons les Bains (France)

Après un bon petit déjeuner à l’hôtel, nous partons de Montreux pour rejoindre la France: 52km. Sur le parcours, nous faisons une petite escale au château de Chillon.

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Petite car l’orage menaçait, et nous voulions nous éviter de rouler sous la pluie. Malheureusement, le manque de panneau de circulation pour longer le lac nous aura fait faire quelques détours et aller-retours. Pour au final, passer sous un gros nuage et finir sous une station service nous abriter.

Après l’accalmie, nous décidons de nous arrêter dans un petit village suisse proche de la frontière boire un café et nous réchauffer. Ce petit village avait organisé un marché artisanal pour Pâques. Le café sera donc pris dans un petit chalet en bois.

IMG_2328Réchauffés, nous reprendrons la route département D1001 jusqu’à Evian. Route où la piste cyclable est quasi inexistante. La prudence était de rigueur donc. Dès que nous sommes arrivés à Evian, nous nous sommes posés dans une boulangerie prendre des forces, puis avons fait une petite marche autour de la source d’Evian….. la précieuse !!

Comme de nombreux touristes, nous faisons le plein des bidons d’eau d’Evian et reprenons notre route pour Thonon.

 

Jour 4: De Thonon les Bains (France) à St Julien en Genevois (France)

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Une nuit dans une chambre d’hôte, et une soirée au port de Thonon où nous avons mangé notre dernier Ferra du lac; nous voilà reparti pour la dernière étape. Etape de 60km. Un parcours  très agréable de part la météo et son tracé signalé. Adieu la route départementale.

Sur ce parcours, où nous longeons le lac Léman, nous nous sommes arrêtés à Yvoire prendre un café en terrasse, et visiter ce magnifique village médiéval. Village classé parmi les plus beaux de France. Puis, avons repris notre route pour Saint-Julien via Genève.

Sur les derniers kilomètres avant Genève, nous ressenti un coup de mou dans le pédalage. Fatigue ou nostalgie du séjour qui se termine ?! Peut être les deux… . Puis, au bout de l’effort, et un jet d’eau que l’on observera au loin, nous retrouvons un peu de jus pour aller poser face au jet. IMG_2181 (1)

La boucle est bouclée. Nous avons fait le tour du lac Léman. Pas de médaille finisher mais des images plein la tête. Et Big up à ma Sara qui aura roulé plus de 200km alors qu’elle n’avait pas roulé depuis ………..des années. Congrats darling.

 

 

 

Notre tracé pour refaire le parcours en cliquant: Strava

 

Vélo et voiture, comment cohabiter??

Un stage triathlon dans le Var, où le chant des cigales est remplacé par le bruit des klaxons, et des discussions entre amis sur le fait que les cyclistes s’octroient la route, m’ont motivé à rédiger cet article.

Face aux remarques des conducteurs, vous trouverez ci dessous la vision du partage de la route de l’intérieur d’un peloton.

La piste cyclable, c’est fait pour qui ?? 

Il est difficile de rouler sur piste cyclable pour deux raisons principales. La première est qu’une piste cyclable n’est jamais aussi bien entretenue qu’une route (débris, branches,…). Donc par volonté de ne pas crever ou chuter, le cycliste préfère rester sur la route.

La seconde est que pour accéder à la piste cyclable, il faut généralement monter sur un trottoir. Et avec vélo de route où le pneu est large de quelques centimètres, monter un trottoir s’avère dangereux (2 chutes à mon actif en voulant monter sur la piste cyclable).

 

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Jump !!
Si je ne vous ai pas convaincu, regardez aussi qui occupent majoritairement la piste cyclable dans les villes… Le piéton et la livraison !! Difficile donc de rouler en toute tranquillité. Le plus simple, la route !!

Image associéeRésultat de recherche d'images pour "piste cyclable piétons"



Cdt Oui, mais vous prenez toute la route !! 

Qui a dit que la route n’appartenait qu’aux voitures ??

img_1555Le vélo n’est pas un sport individuel comme l’on pourrait le penser. Il est aussi conviviale. D’où, le fait qu’un cycliste peut se mettre à coté de son collègue pour discuter. Car en file indienne, la communication est impossible (vent, bruit ambiant,…).

Généralement, à l’arrivée d’un véhicule, le cycliste se remet en file indienne. Il faut juste être patient car sur un vélo, nous n’entendons pas les voitures arrivées (vent).

A défaut, un petit coup de klaxon pour prévenir est le bienvenue. Mais, je parle d’un petit coup de klaxon !!

 

Et puis on est obligé de rester derrière vous car on ne peut pas toujours vous doubler !!

Image associéeIdem pour une voiture non ?? Puis, quand vous nous doublez, n’oubliez pas la distance de sécurité (1.5m de distance entre un véhicule et le vélo). Finir dans un fossé ou taper le rétroviseur n’est pas très plaisant.

Et vous, que reprochez vous d’autres aux cyclistes ?? aux voitures ?? Faites partager en laissant vos commentaires…

Bonne route

 

 

5 conseils pour partir du bon pied ??

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Comme à tout commencement, on souhaite s’équiper sans se ruiner, et l’on s’achète une paire de running lambda. En se disant « Pour ce que je vais courir !!! »
Puis, au fil du temps, vous allez prendre plaisir au running, acheter des magazines spécialisés et votre première paire de baskets ne fera plus l’affaire (usée, démodée,…).
Alors, vous décidez d’aller dans un magasin spécialisé et là ………..vous ne comprenez rien à ce que le vendeur vous dit.

 

Décryptage et conseils

1. Connaître le type de terrain sur lequel vous allez courir

Allez-vous courir sur route ? Ou chemins ? Pour la route, il faudra privilégier le bon amorti pour bien absorber les chocs occasionnés par le contact pieds-bitume. Pour les chemins, il faudra en revanche privilégier le maintien du pied pour s’éviter une entorse, et une semelle « crantée » pour garder ses appuis.

2. Connaître sa foulée: Pronateur, Universel ou Supinateur ?

Là, ça se complique déjà. Et vous vous demandez ce que j’ai bien pu écrire. No stress, il m’aura fallu une tendinite du TFL et plusieurs petites douleurs pour comprendre réellement tout ça. Mais, je vais vous épargner la blessure.

Si vous avez des semelles orthopédiques, optez pour une paire de baskets universelle. Si vous n’en avez pas, récupérez vos chaussures de tous les jours ou votre ancienne paire de running et regardez son usure: Usure de l’avant de la semelle au centre : vous êtes Universel / Usure de l’avant de la semelle sur le coté extérieur: Vous êtes supinateur / Usure de l’avant de la semelle côté intérieur: vous êtes pronateur.

Easy non ? Maintenant, il faudra le dire au vendeur afin qu’il puisse vous proposer des chaussures adaptées à votre foulée et vous éviter la blessure. Maintenant que vous rentrez dans la cour des grands, on pense technique d’abord puis style ensuite.

3. Connaître le temps moyen de vos courses pour privilégier l’amorti ou pas. Plus le temps de course sera long, plus il faudra privilégier l’amorti pour ne pas se blesser. On oublie la recherche « running pour marathon », … . Une personne finissant un marathon en 2h30 ne recherchera pas forcément un amorti mais le dynamisme. Alors que nous, bon voilà !!!!

Si vous pensez courir plus de 2h, alors privilégiez l’amorti. Si moins, recherchez plutôt le dynamisme de la chaussure. Dans tous les cas, soyez bien dans vos baskets. Votre confort passe avant tout. ….

4. Connaitre sa pointure car vous devrez tester une pointure plus grande. Votre pied va gonfler lorsque vous allez courir. Donc pour ne pas être à l’étroit, ou éviter que vos orteils frottent le bout de la basket, je vous conseille de prendre 1/2 pointure de plus. Il n’y a pas plus douloureux qu’une ampoule et frustrant de d’abandonner pour une ampoule !!! Puis, passer pour un runner dans le magasin et rester bloquer à la question « Quelle est votre pointure » peut faire tâche.

5. Etre bien dans ses baskets. Cela peut paraître évident mais il pourra vous arriver de vouloir sacrifiez le confort à l’esthétisme de la basket au super design, flashy,… .  Si les 3 premiers critères relèvent de la technique, il est essentiel et primordiale de bien se sentir dedans. Autrement, à coup sure, elles finiront au placard !! Et, elles ne méritent pas çà !!

Vous voilà donc paré pour rentrer dans un magasin spécialisé. Ne vous reste donc qu’à les tester pour les adopter définitivement.  Et surtout, demandez conseils aux vendeurs. Il est généralement coureur et pourra répondre à toutes vos interrogations. Je ne vous ai écrit que les bases.

Bon run !!